Ceméa Bretagne
Accueil du siteQui sommes nous ? Nos valeurs
Dernière mise à jour :
mardi 9 avril 2013
Statistiques éditoriales :
124 Articles
8 Brèves
16 Sites Web
2 Auteurs

Statistiques des visites :
17 aujourd'hui
107 hier
414388 depuis le début
Sur le Web
Pôle ressources handicap 56

la mise en place d’un Pôle Ressources Handicap dans le Morbihan a pour objectif de faciliter l’accueil des enfants et des jeunes en situation de handicap dans les accueils collectifs de mineurs du département. Dans le cadre du financement par les partenaires (CAF, DDCS et MSA), les interventions du Pôle Ressources sont gratuites.

Le portage du Pôle Ressources Handicap a été confié au CEMEA Bretagne, mouvement d’Education Nouvelle, association d’Education Populaire et organisme de formation auprès des acteurs éducatifs et sociaux dans le domaine de l’animation, des vacances, des loisirs, de la culture et de l’action sociale.

BLOG DU STAGE ACTIVITES PHOTOGRAPHIQUES ET AUDIOVISUELLES

Les Blogs commencent à être des espaces d’échanges et de communication entre les centres de vacances et les personnes (parents, institutions,...) éloignées. Apprendre à réaliser et à utiliser un Blog en stage...

Un projet associatif
lundi 1er janvier 2007
par Ceméa Bretagne
popularite article : 7%

Le monde bouge. Pour le meilleur et pour le pire. Dans une société menacée d’éclatement, les CEMÉA, fidèles aux valeurs et aux principes qui les ont fondés, définissent leur nouvelle stratégie.

 <span style="color:#008000;">{{L'AMBITION DES CEMÉA}}</span>

est de nourrir aussi bien les pratiques de formation que les comportements sociaux, d’une philosophie, celle de l’éducation nouvelle et de l’éducation populaire. Si leur appellation même fait référence à des méthodes d’éducation active, le but des CEMÉA n’est pas seulement d’inventorier, d’analyser, de découvrir ou de diffuser des techniques. Parler de philosophie, c’est évoquer des valeurs. Le socle sur lequel repose l’action des CEMÉA tient en quelques principes à la fois simples et essentiels. Ils se nomment laïcité, lutte contre les exclusions et les inégalités, vision de l’homme et de ses relations avec son environnement.

La laïcité parce que la société, en France et ailleurs, en a plus que jamais besoin, quand les intégrismes, les sectes et les intolérances prospèrent, quand l’obscurantisme menace, quand les mosaïques de communautés paraissent l’emporter sur une intégration républicaine. La réponse à ces périls ne peut être que dans le respect de la personne, l’acceptation des différences sans l’enfermement dans ces différences, et dans une laïcité ferme au plan institutionnel. À cet égard, les organisations attachées à la laïcité ont à faire preuve d’une volonté politique commune forte, dynamique, usant de moyens d’action rénovés.

À l’heure aussi où la « préférence nationale » en séduit certains et tente de dresser une partie de la population contre une minorité désignée, où le chômage et la précarité exacerbent la haine, l’exclusion et la xénophobie, les CEMÉA s’engagent dans la lutte contre les inégalités, tout en se défiant des seuls traitements d’urgence de type caritatif.

Car l’éducation nouvelle est, au fond, un projet politique. Pour elle, tout homme, sans discrimination aucune, doit pouvoir devenir sujet et acteur de son propre développement et de la transformation de son environnement.

<span style="color:#008000;">{{REDONNER SOIF D'AGIR ET D'APPRENDRE}}</span>

PARVENIR à mettre en œuvre une démocratie active au temps de la mondialisation et de la construction de l’Europe oblige à repenser les modalités et les méthodes d’action.

L’homme ne devient pas citoyen actif d’une société juste et égalitaire par un coup de baguette magique. La formation telle que l’entendent les CEMÉA ne se réduit pas à une transmission de savoirs. Elle privilégie au contraire l’élaboration du savoir par l’individu lui-même. Elle s’inscrit dans des stratégies de développement local et institutionnel, dans la mesure où l’activité de la personne n’a de sens qu’au sein d’un groupe, d’une collectivité. Conscients des besoins nouveaux, les CEMÉA devront sans cesse innover, expérimenter dans des domaines comme ceux de l’école, du collège, du lycée, de l’accompagnement scolaire, des loisirs de proximité, de l’insertion des jeunes, du soutien aux personnes en difficulté. Pour les CEMÉA, l’enjeu est fondamental : être capables non seulement de répondre à des demandes mais proposer des idées et des actions éducatives novatrices, expérimentales ; être reconnus comme un mouvement capable de redonner aux jeunes et aux adultes la soif d’agir, d’apprendre et de réapprendre, de créer, d’inventer.

C’est dans cet esprit que les CEMÉA se sont engagés dans le Plan pour l’emploi des jeunes en signant avec trois autres grandes associations d’éducation populaire (LIGUE, FRANCAS, PEP un accord-cadre national « associations - État » (Ministères de l’Emploi et de la Solidarité, de la Jeunesse et des Sports et de l’Éducation nationale.

<span style="color:#008000;">{{CONTRE LA LOI DU PLUS FORT}}</span>

Ce n’est un secret pour personne aujourd’hui : l’économie de marché, le chômage et ses conséquences sur les temps de vie, la commercialisation de la culture et des loisirs sont lourds de conséquences. Des activités de relations humaines sont converties en emplois déqualifiés, en « petits boulots ».

L’État est contesté dans son rôle de garant des droits sociaux. Moins soutenues par les pouvoirs publics, les grandes associations sont fragilisées et les petites rendues plus dépendantes des financements locaux. La solvabilité des populations auxquelles elles s’adressent devient un critère qui conditionne l’aide publique.

Les CEMÉA n’acceptent pas ce retour à la loi du plus fort. Leur enracinement dans l’éducation populaire leur assigne de tout mettre en œuvre pour promouvoir la conception d’un État qui prenne le parti de la liberté, de l’égalité des droits et de l’accès de tous aux richesses sociales et culturelles.

Ce qui ne signifie pas la confusion des rôles. À l’État, aux pouvoirs publics d’impulser, de coordonner, de rendre possible. Aux associations comme les CEMÉA d’animer les réseaux d’acteurs et d’irriguer le tissu social. C’est dans cette perspective de complémentarité que les CEMÉA préconisent la définition d’un statut du volontariat et d’un statut du bénévolat.

<span style="color:#008000;">{{FAIRE FACE AUX NOUVEAUX BESOINS}}</span>

À MESURE QUE la décentralisation devenait réalité et que l’État déléguait certaines de ses tâches, des responsabilités changeaient de mains. simultanément de nouveaux défis sociaux se faisaient jour. Les CEMÉA ont ainsi été conduits à clarifier leur mission et à se transformer eux-mêmes, en redéfinissant les modalités de leur fonctionnement et de leur gestion.

Mouvement d’éducation appelé à intervenir dans les champs éducatif, culturel, sanitaire, social, par la formation, l’expérimentation et la recherche, et cela aussi bien au niveau régional que national et international, les CEMÉA n’ont aucune envie d’attiser la concurrence dans leur domaine. Ils préfèrent concentrer leurs forces sur leur vocation première plutôt que de se disperser. Leur esprit de conquête se focalisera sur l’exploration de nouvelles pratiques de formation, sur la recherche en matière d’éducation, de culture, de pratiques sociales. Convaincus de l’importance du savoir-faire, les CEMÉA n’ignorent pas la nécessité du faire-savoir. Ils vont renforcer la publication de leurs travaux, de leurs expériences afin d’accéder à une plus grande visibilité publique, de nourrir le débat des idées, d’être mieux compris et de mieux intégrer les apports des autres.

Laboratoire d’innovation sociale, les CEMÉA ne veulent pas faire cavalier seul. Convaincus, de l’actualité des valeurs républicaines et laïques, ils s’engagent sur la voie de la redynamisation de leurs partenariats et de leurs alliances. Partenariat avec les pouvoirs publics à tous les échelons, partenariat aussi avec les autres acteurs de terrain participant aux mêmes valeurs pour rechercher ensemble les solutions, nécessaires aux problèmes sociaux d’aujourd’hui.

Pour atteindre ces objectifs, les CEMÉA redoubleront leurs efforts de formation. Former les acteurs volontaires de l’action éducative, former les militants, former les acteurs professionnels salariés. Former, former, former, tel pourrait être leur mot d’ordre.

<span style="color:#008000;">{{TISSER DU LIEN SOCIAL AUTOUR DE L'ÉCOLE}}</span>

AINSI LES CEMÉA seront-ils mieux armés pour intervenir dans leurs trois domaines de prédilection : l’école, l’accès aux vacances, aux loisirs et à la culture, le changement social.

L’école, service public, est irremplaçable. Mais l’école, service public, ne peut pas agir seule. Elle ne peut pas, seule, instruire, éduquer, socialiser les enfants et les jeunes. Elle échoue à tenter de combler à elle seule les inégalités.

Avec elle, autour d’elle, des rôles complémentaires s’imposent davantage aujourd’hui. Les CEMÉA prétendent contribuer de plus en plus, sur l’ensemble du territoire, à tisser du lien social, à rapprocher écoles, collèges, lycées, établissements spécialisés, communes, familles, associations. Chacun avec ses compétences et ses spécificités.

L’éducation à la citoyenneté est l’une de leurs priorités. À ce titre, ils agiront pour que l’école donne la primauté à la coopération entre les élèves sur la compétition et la concurrence, à la solidarité sur l’individualisme ; pour que prime l’utilisation de méthodes propres à créer de nouveaux savoirs et de nouveaux savoir-être.

Là encore, les CEMÉA reprennent leur mot d’ordre, priorité à la formation : celle des enseignants, des travailleurs sociaux, des parents, des animateurs, des élus, de tous les intervenants liés à l’organisation du temps scolaire et périscolaire. Celle des jeunes enseignants par et pour le travail en équipe. Coopération aussi avec les directeurs d’établissements, avec les parents, avec les inspecteurs, au bénéfice de tous les enfants et plus particulièrement des enfants en difficulté. Avec le souci que cet essor du partenariat dans un esprit d’utilité publique, ne dispense pas l’État de ses responsabilités.

<span style="color:#008000;">{{L'ENFANT ET LE JEUNE, ACTEURS DE LEURS LOISIRS}}</span>

LA LOI DU MARCHÉ n’a pas épargné les loisirs et la culture. Considérées comme des produits de consommation, alors que le droit à la culture correspond à un droit majeur reconnu par la Convention internationale des droits de l’enfant, les vacances aussi connaissent leurs exclus. D’autres dangers que la ghettoïsation, guettent le champ des loisirs. Celui d’une professionnalisation hégémonique. La place de l’animateur volontaire, bénévole parfois, même si elle se réduit, a sa raison d’être, essentielle. Refusant que tout soit pensé pour des usagers - consommateurs passifs, les CEMÉA considèrent l’enfant et le jeune comme les acteurs de leurs propres loisirs.

Leur conception du droit aux vacances pour tous, de la justice sociale, de l’engagement volontaire de jeunes animateurs, ils la défendront dans leur collaboration avec les municipalités, les associations, les comités d’entreprise, et les organisateurs de vacances et de loisirs.

De même sur le terrain de la culture. L’accès aux divers produits culturels ne va pas de soi. Entre les espaces pédagogiques institués et les pratiques individuelles, les CEMÉA croient, parce qu’ils entendent y participer de plus en plus, aux bienfaits d’un accompagnement, au soutien des pratiques - amateurs, à la formation des publics, à l’accès aux événements culturels.

Enfin, il est un domaine où les CEMÉA estiment qu’ils auront de plus en plus vocation à intervenir, le social. Les difficultés de tous ordres qui assaillent et qui excluent les jeunes, les choix sécuritaires au détriment de l’éducation suffisent à justifier l’urgence de cette intervention qui prend le chemin, là aussi, de la formation des acteurs du champ social, de la santé, de la ville. Avec la double visée d’une meilleure insertion des individus et d’une transformation de la société.

Les CEMÉA n’ont pas vocation à gérer la crise. Ils éprouvent plus que jamais l’obligation d’être présents sur le terrain de la souffrance sociale pour y inventer, avec d’autres, des réponses. Qui ne consistent pas uniquement en brèches colmatées, en régulations sociales mieux huilées. Mais qui soient de vraies alternatives, qui produisent des modes de développement des personnes et des groupes, et des transformations sociales en profondeur.

 
Articles de cette rubrique
  1. Qu’est-ce que les Ceméa ?
    5 décembre 2006

  2. Des valeurs
    5 décembre 2006

  3. Expérimentations et recherches
    1er janvier 2007

  4. Un projet associatif
    1er janvier 2007

  5. Les CEMÉA affichent des ambitions militantes
    12 octobre 2010

  6. Le volontariat dans l’animation
    13 mars 2013